La guerre de l'image d'Haïti
Le site homonyme d'Haïti et son rôle vis-à-vis des médias internationaux
Écrit par Rubaduka le 1 janvier 2010
Représenter les Haïtiens comme des malheureux sans espoir, pourquoi crée-t-il une dépendance comme une drogue? Même lorsqu'un journal américain comme le New York Times édite un article à propos d'une récente conférence d'investisseurs, au lieu d'afficher une photographie de la conférence, le journal partage celle d'un garçon courant sur un dépotoir, comme si une poubelle était le symbole d'Haïti ou que les autres pays du monde n'avaient pas de déchets.
En ce moment, Google News recense 112 articles contenant les mots "haiti" et "garbage" (ordures), alors qu'il n'y a que 36 avec les mots "haiti" et "beauty" (beauté). Il y a beaucoup d'articles affirmant que les Haïtiens délaissent leurs enfants et ont besoin de l'aide d'Américains bienveillants, même s'il paraît que certains américains agressent des enfants haïtiens sexuellement alors qu'ils prétendent être venus pour les sauver.
Dans les articles écrits en anglais et en d'autres langues internationales, on entend rarement la voix des Haïtiens. Les étrangers constituent les seules personnes en mesure d'interpréter les événements à Haïti, même s'ils viennent d'arriver. Ceci ne s'agit pas d'un fait nouveau: même lorsque le New York Times révélait en 1920 l'histoire de tueries d'Haïtiens et du travail forcé sous les mitrailleuses des marines américains pendant l'occupation américaine d'Haïti, les citations étaient exclusivement celles d'officiers américains. Les témoins haïtiens ne méritaient d'être écoutés.
Effectivement, pour les médias de certains pays, l'haïtien lui-même n'est pas un acteur ni dans le développement de son pays ni dans la narration de son histoire. Il ne représente qu'un objet avec lequel les étrangers peuvent jouer pour se valoriser ou s'amuser.
Les médias occidentaux constituent ainsi un obstacle au rehaussement de l'image d'Haïti. Pour autant, Haïti a besoin d'étrangers et se doit de ménager leurs perceptions. Une impression plus convenable aiderait énormément à élargir les secteurs du tourisme et de l'industrie.
Alors, que peuvent faire les défenseurs de la République noire? Doivent-ils se limiter à écrire des lettres aux journaux et aux émissions de télévision pour supplier un traitement plus équilibré?
Il leur faut de redéfinir l'identité de l'Haïtien. L'image de l'Haïtien devra désormais être celle d'une personne fière et disciplinée, prêt à faciliter les affaires pour les investisseurs, prompt à partager la beauté de sa culture avec les touristes. Il n'est pas un malheureux sans respect pour la loi, opprimé par la corruption de l'état, et ayant l'ordure jusqu'aux genoux. Non plus un misérable dans l'attente d'un sauveteur étranger.
Quelle aubaine! L'Internet permet que ces défenseurs d'Haïti aient un porte-voix de la taille dont ils ont besoin. Il suffit qu'ils exercent un minimum d'efforts et qu'ils engagent une mesure de savoir-faire.
Heureusement, le site homonyme d'Haïti, Haïti.com, qui s'appelle aussi Ayiti.org pour ceux qui ne peuvent pas taper le tréma, se trouve dans les mains de l'un d'eux. Et non pas dans les mains de n'importe qui, mais de Rubaduka, celui qui est déjà #1 sur Google pour toute recherche concernant "L'Afrique", avec son site L'Afrique, lafrique.com. L'Afrique est aussi parmi les premiers trois sites pour les recherches sur "Afrique" tout simplement, sans l'article défini. Le fait que Haïti.com n'a pas d'article défini rend les ambitions de Rubaduka d'autant plus réalisables.
Qui est ce "Rubaduka"? Il est Brian Luedke, qui possède la double citoyenneté rwandaise et américaine. Il est infirmier (un Registered Nurse, ou R.N.) travaillant en Virginie. Sa mission: donner la parole aux Haïtiens eux-mêmes pour qu'ils puissent se présenter, partager la beauté de leur pays, et révéler des secrets pour les investisseurs. Aussi, ils pourront proclamer leur dévouement à la discipline, au travail, aux libertés économique et individuelle, et à un avenir sans corruption.
Rubaduka, qui a 29 ans, a visité 10 pays africains et a étudié à l'Université des West Indies. Il a enseigné l'anglais au Rwanda et en Éthiopie. Il s'est consacré à l'épanouissement du site Haïti.com. Il a juré devant la Mère Afrique que le site deviendrait #1 sur Google pour les recherches concernant "Haïti" et qu'il accomplirait la mission décrite ci-dessus. Si le lecteur veut avancer main dans la main avec Rubaduka, il peut lui écrire à cette adresse: CREOLE (arobase) AYITI (point) ORG.



















